Public enemies : résultats mitigés
juil14
Une histoire vraie
L’histoire d’un bandit, l’ennemi public n°1 des années 30 aux Etats-Unis, celle de John Dillinger, pour qui la vie est un amusement sans limite. Véritablement désinvolte, il semble mener par le bout du nez le FBI naissant de John Edgar Hoover. Enfin, c’est bien ce que ce dernier veut faire croire au pays pour s’attribuer les lauriers de la notoriété et pour sa petite gloire personnelle. Ainsi, une histoire qui met en exergue l’emblématique premier patron du FBI et un bandit aux armes uniquement dissuassives (sauf cas de force majeure) et au coeur à la recherche du grand amour.
Une ambiance bien retranscrite
L’ambiance des 30′s y est plutôt bien retraduite, on y retrouve une Marion Cotillard à l’aise dans son rôle de Billie Frechette qui succombe assez rapidement aux avances de l’audacieux « Johnny ». Décors, voitures, costumes, tout y est magnifique, et pour les grands fans de ces années comme nous sommes, on a juste envie d’être à leur place !
Des personnages bien campés
Le scénario nous amène à être du côté de John Dillinger, on prendrait presque les agents du FBI pour les méchants tellement Johnny Depp est charismatique et attachant ! Christian Bale trouve enfin un rôle à la mesure de son unique manière de jouer et en chef de l’escouade à la poursuite de John Dillinger, il campe un personnage déterminé, posé et gentleman (scène avec Marion Cotillard au commissariat). Evidemment, il n’est pas sans coeur pour un flic et verse une larme – non visible à l’écran – à chaque homme buté par la Dillinger Team. Dans les faits, Melvin Purvis – le personnage campé par Bale – se suicidera après coup – non pas dans le film – en fin de carrière. Les émotions de Johnny Depp et Christian Bale sont bien retranscrites. Quant à Marion Cotillard, elle joue très bien et (moi Julien) je reviens sur ce que j’ai dit. Elle parle quand même bien le pays de McDo même si ses performances sont variables au cours du film. Ainsi, ses premières séquences – au restaurant notamment – sont assez fades et l’apothéose de ses excellentes performances se fait au commissariat quant elle se fait passer à tabac et là elle est vraiment grandiose.
Les détails qui tuent …
Quelques longueurs sont regrettables au cours du film qui dure tout de même 2h15, la poursuite de Dillinger par Purvis traîne en longueur au milieu du film. Le film bénéficie même de plusieurs « finals » possibles, et on se contenterait bien du premier (quand Dillinger récupère sa belle et qu’on imagine un « happy end »). De plus, les scènes d’action filmées à la caméra HD – style documentaire animalier – laissent pensif de part la technique utilisée. On se croirait revenus en backstage du tournage dans les bonus du DVD pas encore dispo …










